Revue de presse

En dépit de ses indéniables potentialités de développement, plusieurs goulots d’étranglement, handicapent l’essor et la promotion du commerce des produits halieutiques en Afrique », a indiqué pour sa part, Abdelouaed Benabbou, secrétaire exécutif de la COMHAFAT

La part de l’Afrique dans le commerce mondial de poissons est assez limitée se situant à seulement 5%, a affirmé le secrétaire exécutif du Réseau sur les Politiques de Pêche en Afrique de l’Ouest (Repao), soulignant que si le continent africain était exportateur de poissons pour la période 1985 -2010, il est devenu un importateur net en volume depuis 2011.

Papa Gora Ndiaye s’exprimait mercredi à Saly Portudal à l’ouverture d’un atelier de deux jours sur ‘’les stratégies de développement des échanges de produits halieutiques en Afrique dans un contexte de libéralisation du commerce mondial».

L’atelier est organisé par le Réseau sur les Politiques de Pêche en Afrique de l’Ouest (REPAO) en partenariat avec la Conférence Ministérielle pour la Coopération Halieutique entre les Etats africains riverains de l’Océan Atlantique (COMHAFAT).

M NDiaye a rappelé que le poisson est devenu la denrée la plus échangée dans le monde et que la mondialisation des activités de pêche, particulièrement des échanges de produits halieutiques est ‘’irrévocable »

A l’issue de l’atelier, des pistes d’actions seront recommandées aux décideurs au niveau des Etats, des partenaires commerciaux et des Communautés Economiques Régionales, pour la faisabilité desquelles, un programme d’assistance technique sera conçu et soumis à la COMHAFAT pour appui et mise en œuvre.

Les modalités de partenariat et de financement du programme de renforcement des capacités des femmes dans le commerce intra et inter régional seront également discutées et un plan d’action élaboré dans ce sens.

Selon la FAO, la production mondiale des pêches de capture et d’aquaculture a atteint un record en 2013 avec 160 millions de tonnes dans le monde, alors qu’au même moment, la valeur des exportations mondiales a aussi atteint un record de 136 milliards de dollars US, soit une hausse de 5% par rapport à 2012.

De l’avis du secrétaire exécutif du Repao, en plus de sa participation limitée aux échanges globaux de poisson, le commerce intra-régional des produits halieutiques en Afrique est également faible car, il se situe autour de 11% du total des échanges du continent entre 2007 et 2011.

« En dépit de ses indéniables potentialités de développement, plusieurs goulots d’étranglement, que sont le déficit en infrastructures, la qualité des services, les obstacles tarifaires et non tarifaires, la faiblesse des circuits commerciaux, les exigences en matière de normes des produits et de contrôle sanitaire et la lourdeur des procédures administratives, handicapent l’essor et la promotion du commerce des produits halieutiques en Afrique », a indiqué pour sa part, Abdelouaed Benabbou, secrétaire exécutif de la Comafhat.

Poursuivant son propos, il a estimé que promouvoir le commerce des produits halieutiques en Afrique, c’est libérer son potentiel, lui donner un plus grand rôle dans la création des richesses, la lutte contre la pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire.

Toutes choses qui font dire à Moussa Ly, secrétaire général du ministère sénégalais de la pêche et de l’économie maritime, qu’en Afrique, les ressources halieutiques jouent un rôle fondamental da, s la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté car, 12, 3 millions d’Africains dépendent d’une manière ou d’une autre de la pêche.

« Le développement soutenu du commerce du poisson durant ces dernières années, conjugué à un environnement mondialisé favorable en termes de besoins en produits halieutiques et mécanismes d’échanges encourageants, laisse présager à la fois une croissance appréciable de ce commerce, une émergence d’opportunités certaines, mais aussi une menace pour les pays producteurs comme les nôtres », a ajouté M. Ly.

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Source : StarAfrica.com