Revue de presse

Sécurité maritime : Des services de sauvetage d'Afrique se forment au Maroc

La Conférence ministérielle sur la Coopération halieutique entre les Etats africains riverains de l’océan Atlantique (Comhafat)  a organisé du 23 au 25 mai à El Jadida au Maroc, une session de formation en vue renforcer les capacités des services de sauvetage de la région africaine pour une meilleure prestation de secours des vies humaines dans les eaux maritimes africainesselon une note d’information transmise à l’AIP.

D’après le secrétaire exécutif de la Comhafat, Abdelouahed Benabbou, cette session de formation a consisté à dispenser des informations et des techniques permettant au coordonnateur de la mission de sauvetage maritime en activité au centre de coordination du sauvetage maritime de remplir convenablement leur mission lors de la réception d’un message de détresse en mer.

Abondant dans le même sens, le président de la Comhafat, le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani a précisé que  le souci d’intégrer les opérations de pêches dans les systèmes de recherche et de sauvetage en mer est une exigence des organisations internationales concernées, rappelant que les océans et les mers du globe enregistrent chaque année des milliers d’accidents en mer avec de nombreux disparus.

Pour lui, ladite formation s’inscrit dans la continuité des exercices de sauvetage de grande envergure et des ateliers techniques réalisés, ces dernières années au Maroc, avec une participation remarquée des pays africains. «Par l’organisation de cette formation, l’efficience et l’efficacité de la mission qui vous incombe, seront également recherchées, en développant des mécanismes à même de réduire les coûts des interventions des services de recherche et sauvetage », a-t-il expliqué avant d’exhorter les organisations internationales à soutenir les pays africains.

L’Afrique, et particulièrement sa façade Atlantique, continue de payer un lourd tribut, en enregistrant des records d’événements de mer avec leurs lots de morts et de drames sociaux, indique-t-on. La forte propension de la région pour les accidents en mer, s’explique, à en croire le ministre ivoirien par le fait qu’en plus de contribuer de manière significative au trafic maritime mondial, la zone est fréquentée par une flotte de pêche considérable, composée de navires de grande dimension mais surtout d’une multitude de petites embarcations de pêche artisanale, non motorisées et en mauvais état de navigabilité, qui opèrent souvent dans les mêmes zones d’activités.

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Source :http://www.ladiplomatiquedabidjan.com/economie/3890.html