Revue de presse

Séminaire régional à Libreville de la COMHAFAT sur l’aquaculture
Libreville, 9/06/11 - Les travaux du séminaire régional sur les stratégies de développement de l’aquaculture commerciale dans les états membres de la Conférence Ministérielle sur la Coopération Halieutique entre les Etats Africains Riverains de l’Océan Atlantique (COMHAFAT), ont été ouverts mercredi à Libreville.

Lors de ce séminaire de trois jours organisé par l’organisation régionale en collaboration avec le ministère gabonais de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et du développement rural fait l’état des lieux du secteur de l’aquaculture dans les 22 états membres de l’organisation, les participants devront examiner les problèmes auxquels les aquaculteurs sont confrontés en passant au crible les expériences concluantes afin d’en tirer les leçons et d’en faire bénéficier l’ensemble des pays de la façade Atlantique.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre gabonais de l’Agriculture, de l’élevage, de la pêche et du développement rural, M. Raymond Ndong Sima, a rappelé que la 5ème session de la COMHAFAT qui s’était tenue à Libreville, avait décidé d’inscrire la promotion de l’aquaculture parmi ses priorités en appuyant les programmes de recherche, de formation et de vulgarisation des activités aquacoles dans les états membres.

Le ministre a également souligné le rô le moteur que la COMHAFAT est de plus en plus appelée à jouer dans le processus d’intégration régionale au moment où de grands ensembles se constituent partout ailleurs pour défendre des intérêts communs avant d’inviter les participants aux travaux du séminaire à accorder une attention particulière aux axes prioritaires à l’ordre du jour susceptibles d’aider à mieux orienter le soutien nécessaire à la mobilisation du secteur privé et de corriger les plans directeurs nationaux de développement de l’aquaculture déjà initiés ou en cours en vue d’un développement harmonieux et durable de ce secteur en Afrique.

Pour sa part, le secrétaire exécutif de la COMHAFAT, M. Hachim El Ayoubi, a précisé que ce séminaire, organisé avec le soutien de la Fondation Japonaise de Coopération International en matière de Pêche, a pour objectif la création d’un cadre de partage de connaissances entre acteurs du secteur aquacole dans le but d’améliorer les actions déjà mises en Œuvre à travers la mobilisation du secteur privé.

L’engagement de la COMHAFAT en faveur de la promotion de l’aquaculture avait été réitéré lors de sa 6ème session à Rabat avec la décision de prendre les initiatives nécessaires pour son développement avec l’intégration des artisans pêcheurs comme thème de recherche prioritaire, a déclaré M. El Ayoubi ajoutant que l’organisation du séminaire à Libreville participe de la mise en Œuvre de cette recommandation et s’inscrit en droite ligne dans la dynamisation de l’organisation régionale.

Evoquant la restructuration que connaît le Secrétariat Exécutif de la COMHAFAT basé à Rabat, il a affirmé qu’elle avait été dictée par les impératifs d’efficacité et de repositionnement afin de lui faire jouer le rô le majeur qui est le sien dans la coopération halieutique sur le continent.

Cette mutation du bras exécutif de la conférence ministérielle, a-t-il souligné nécessite le soutien actif de tous ses membres et de ses partenaires techniques et financiers à l’instar du Maroc qui s’est déjà engagé à financer la restructuration en cours.

L’organisation est déterminée à tout mettre en Œuvre pour répondre aux attentes en s’employant à renforcer la coopération entre les états membres et en donnant tout son sens à l’approche régionale de la gestion des pêches et de l’aquaculture, a-t-il affirmé.

Plus dune centaine de délégués des états membres, de diplomates, d’experts de chercheurs, d’opérateurs privés et représentants de la société civile prennent part aux travaux du séminaire qui doit aborder, en outre, les expériences avancées dans certains pays de la région, la chaîne de valeur et les marchés de poissons, la production des aliments pour poissons, la recherche et la formation ainsi que la vulgarisation. Le rô le des institutions, la planification et la stratégie de développement de l’aquaculture seront également débattus lors de cette rencontre.

Le séminaire qui devrait adopter une “feuille de route de Libreville sur l’aquaculture en Afrique” au terme de ses travaux vendredi, prévoit également des visites sur le terrain, notamment à des fermes et stations piscicoles à Libreville.

MAP